
Si tu es tombé sur ce blog, tu te demandes peut-être ce qu’est vraiment Portrait Haute Sensibilité. Un studio de photographie de portrait ? Un projet social ? Une démarche de bien-être ? C’est un peu des trois à la fois. Et pour comprendre pourquoi, il faut remonter au fil de mon propre parcours, fait de détours qui, avec le recul, dessinent une trajectoire assez claire.
D’un métier à l’autre, un fil rouge que je ne voyais pas encore
J’ai occupé des métiers très différents avant d’en arriver là : manager d’artistes dans la musique, vendeur en magasin, formateur en photographie, chef de projet marketing, guide de tours gastronomiques à Lyon, technicien sur des tournages de cinéma. Vu de l’extérieur, ça ressemble à une succession de reconversions sans lien évident. Vu de l’intérieur, c’est autre chose : à chaque fois, ce qui me retenait dans ces métiers, c’était le moment où je me retrouvais face à quelqu’un — un artiste, un client, un stagiaire, un visiteur — et que je devais créer les conditions pour qu’il se sente à l’aise, compris, mis en valeur.
La photographie de portrait a fini par s’imposer comme le point de rencontre de tout ça. C’est un exercice technique, bien sûr, mais c’est surtout une relation humaine très concentrée : quelques dizaines de minutes pendant lesquelles quelqu’un accepte de se montrer à toi, avec ce que ça comporte de vulnérabilité. J’ai compris assez vite que ce moment-là m’intéressait bien plus que la technique elle-même.
La rencontre entre la photographie et la psychologie
En parallèle de cette pratique photographique, j’ai commencé à suivre des cours de psychologie à l’université, en tant qu’auditeur libre. Pas pour changer encore une fois de métier, mais parce que je voulais comprendre plus sérieusement ce qui se joue réellement quand une personne se regarde — ou évite de se regarder. Pourquoi certaines personnes n’ont plus une seule photo d’elles-mêmes depuis des années. Pourquoi une photo peut faire du bien, et pourquoi elle peut aussi faire mal.
Ce croisement entre pratique photographique et compréhension psychologique est devenu le socle de Portrait Haute Sensibilité. L’idée n’est pas de proposer une thérapie par la photo — je ne suis pas psychologue et je ne prétends pas l’être — mais de concevoir des séances qui tiennent compte de ce qu’on sait du rapport à l’image de soi, plutôt que d’appliquer une recette de studio classique à tout le monde.
Pourquoi le noir et blanc, et pourquoi le portrait
Le noir et blanc retire une partie du jugement rapide : plus de teint à évaluer, plus de vêtements à commenter, plus de décor à situer socialement. Il reste l’essentiel — une expression, une posture, un regard — et c’est précisément cet essentiel qui intéresse Portrait Haute Sensibilité. Le noir et blanc simplifie l’image pour complexifier ce qu’on y lit.
Quant au portrait en lui-même, c’est le format le plus direct pour travailler la question du regard sur soi. Contrairement à une photo de mariage, de voyage ou d’événement, le portrait n’a rien à raconter d’autre que la personne elle-même. C’est aussi ce qui le rend intimidant — et c’est pour ça que la manière de mener une séance compte autant que le matériel utilisé.
Trois publics, une seule mission
Portrait Haute Sensibilité s’adresse à trois publics, avec un fonctionnement différent pour chacun :
-
Les particuliers, qui viennent pour une séance payante, souvent au moment d’un changement, d’une reconstruction, ou simplement avec l’envie de se regarder autrement.
-
Les entreprises, qui proposent des séances à leurs salariés dans une démarche de bien-être au travail, en extérieur, sans studio à installer dans les locaux.
-
Les associations, pour qui les séances sont gratuites : l’objectif est de mettre cette pratique au service des personnes qu’elles accompagnent, quand la photographie peut devenir un outil supplémentaire dans leur travail.
Ces trois volets ne sont pas trois activités séparées : les séances payantes (particuliers et entreprises) financent en partie les séances gratuites proposées aux associations. C’est un modèle économique assumé, que je détaillerai dans un prochain article.
Les associations au cœur du projet
C’est sans doute la partie la plus importante de Portrait Haute Sensibilité. J’ai identifié plusieurs associations dont l’action recoupe directement les thématiques qui m’importent : ATD Quart Monde pour la lutte contre la précarité, Les Petits Frères des Pauvres pour l’accompagnement des personnes âgées isolées, Le Refuge pour le soutien aux jeunes LGBT+ rejetés ou en difficulté, Habitat et Humanisme pour l’insertion par le logement. Dans chacun de ces contextes, l’isolement et l’image dégradée de soi reviennent comme des problématiques centrales — et c’est exactement là que je pense qu’une séance photo bien menée peut apporter quelque chose de concret.
Ce que tu trouveras sur ce blog
Dans les semaines qui viennent, cet espace va accueillir des articles sur le lien entre photographie et estime de soi, sur des thématiques portées par les associations partenaires, sur le bien-être au travail en entreprise, et sur les coulisses du projet — comment se passe une séance, comment tout ça se finance, ce qui fonctionne et ce qui reste à construire. L’objectif est simple : que ce blog serve autant à celles et ceux qui envisagent une séance qu’à celles et ceux qui s’intéressent, plus largement, au lien entre image et bien-être.
Si cette démarche te parle, tu peux suivre l’avancée du projet sur Instagram @portrait.haute.sensibilite, ou retrouver toutes les infos sur portraithautesensibilite.fr.





